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LHC in Numbers

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Les première et deuxième parties  de cet article couvraient respectivement la différence de goals ainsi que le temps moyen passé à mener, à égalité et à être mené. Finalement, cette troisième et dernière partie traite et croise ces deux éléments.

De @spz19   (photo: PHOTOPRESS/Jürgen Staiger)

En effet, les douze histogrammes suivants indiquent la proportion de temps passé (axe vertical) par différence de goals donnée (axe horizontal):

InNumbers10.png

Comme mentionné dans la deuxième partie de l’article, un des inconvénients de la mesure EP/G est qu’elle ne prend pas en compte la différence de goals. Par exemple: 

-

Lausanne et Fribourg mènent, évoluent à égalité ou sont menées dans les mêmes proportions de temps. Les équipes jouent donc, en moyenne, des parties à physionomie à priori semblable, avec des EP/G respectifs de 1.45 et 1.46. 

Cependant, le LHC mène de plus d’un but uniquement 5% du temps (douzième équipe de la Ligue), contre 13% du temps pour Fribourg (sixième de la Ligue) et est mené de plus d’un but 18% du temps (neuvième de la Ligue), contre 11% pour Fribourg (cinquième de la Ligue). Deux éléments, tant offensifs que défensifs, favorisant Fribourg face à Lausanne

- les chances de gagner sont meilleures en menant de deux buts ou plus, plus longtemps, et
-

les chances de gagner sont meilleures en étant mené de deux buts ou plus, moins longtemps.

Afin de synthétiser plus précisément la physionomie d’un match, il est possible de prendre en compte ces éléments en pondérant les différentiels de goals sur un match par la proportion de temps passé sur chacun d’entre eux. Cette mesure se nommera Weighted Average Goal Difference (WAGD). Contrairement à la première partie de l’article, les buts dans la cage vide ne sont pas filtrés: leur impact est marginal car ils surviennent en général dans la dernière minute de jeu.

En se plaçant du point de vue du LHC, les trois exemples ci-dessous permettent de mieux saisir cette mesure avec l’aide de graphiques illustrant l’évolution du score en différence de goals (axe vertical) au fil du match (axe horizontal):

1.

Lausanne – Zoug (17.10.2017) – 1-0 : le LHC marque l’unique but de la rencontre dans la première minute de jeu et maintient le score durant le reste du match. Avec un WAGD de +0.99, la mesure indique que Lausanne a passé son match, en moyenne, à mener d’un but.

Ici, le calcul : 0.58/60 * 0 + 59.42/60 * +1 = + 0.99
InNumbers11.png

En connaissant le score final et le WAGD, on peut déduire que Lausanne a passé la majeure partie de la rencontre à mener.

2.

Lausanne – Davos (16.09.2017) – 6-4 : le LHC mène 5-0 dès la mi-match et voit ensuite Davos revenir à 5-4 en 8 minutes, avant de finalement sécuriser son avantage par un goal dans la cage vide. Avec un WAGD de +2.20, la mesure indique que Lausanne a passé son match, en moyenne, à mener de plus de deux buts.

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Si le score indique un match serré, d’autant plus si le goal dans la cage vide est exclu, la mesure WAGD vient compléter le résultat final en indiquant que le match a été globalement dominé par Lausanne.

3.

Lausanne – Langnau (18.11.2017) – 5-3 : le LHC est mené 3-0 à la mi-match et revient au score dans la deuxième moitié de la rencontre pour l’emporter 5-3. Avec un WAGD de -1.07, la mesure indique que le LHC a passé son match, en moyenne, à être mené d’un but.

Ici, le calcul : 5/60 * -3 + 24.2/60 * -2 + 7.1/60 * -1 + 17.4/60 * 0 + 5.7/60 * +1 + 0.4/60 * +2 = -1.07
InNumbers13.png

Ici, le mesure WAGD indique que malgré la victoire de Lausanne, c’est bien Langnau qui a dominé la rencontre. 

Dans les trois cas, le résultat final est le même: une victoire de Lausanne. Pourtant, les trois rencontres se sont déroulées avec des physionomies très différentes. Sans regarder le tableau des buteurs, la remontada du LHC face à Langnau serait passée de façon inaperçue. Cette mesure permet de mieux capturer, en moyenne, la physionomie d’un match et d’y enlever, en partie, l’aspect «chance» du résultat final.

En raison de la disparité du nombre de matchs disputés par équipe et pour pouvoir comparer les mesures entre elles, le WAGD ci-dessous indique une moyenne par match pour chaque équipe:

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Lausanne

En prenant en compte les éléments ci-dessus, une fois de plus, le huitième rang de Lausanne au classement général paraît justifié à l’heure actuelle. Cependant, avec quatre rencontres prochaines face à des adversaires directs, dont trois à domicile, Lausanne doit prendre de la distance avec la barre. En effet, Genève, Ambrì et Langnau restent très proches au classement.

National League

Si sur les tableaux des deux premières parties, la domination de Berne apparaissait déjà très clairement, elle le devient encore plus ici en analysant son histogramme. En moyenne: 

- L’équipe passe 31% de son temps, soit l’équivalent d’un tiers à chaque match, à mener de 2 goals ou plus. Pour se donner une comparaison, en 2015/2016 et 2016/2017, les deux meilleures équipes dans ce registre furent respectivement Davos (24%) et Berne (26%);
-

L’équipe mène ses matchs d’un but (WAGD de +0.94 dans le tableau ci-dessus). Pour apprécier la performance bernoise, elle se compare à des WAGD de +0.54 et +0.5 but pour les ZSC Lions lors des deux dernières saisons.

Mécaniquement, lors de ses matchs, le SCB passe donc peu de temps (22%) à être mené au score:

- 20% du temps avec un goal de retard;
-

1.7% du temps avec deux goals de retard ou plus, soit l’équivalent de 23 minutes sur les 1’335 minutes jouées par l’équipe jusqu’ici. Parmi les autres formations de la Ligue, seule l’équipe de Zürich possède un taux inférieur à 10%.

Au contraire de Berne, Kloten est l’équipe qui passe le plus de temps à être menée (54% du temps) sur ces trois mêmes saisons. Sa performance se compare à celle d’Ambrì l’an dernier, et celle de Langnau en 2015/2016.

Le groupe des cinq équipes venant à la suite de Berne marquent la différence avec la deuxième partie de tableau.

Étonnamment, Bienne passe en moyenne plus de temps que Kloten à être largement menée (deux goals ou plus). Comme mentionné dans la deuxième partie, sans réaction durable, l’équipe reculera au classement. A terme, elle ne peut pas espérer récolter des points sur le rythme actuel en étant menée aussi fréquemment.

Les histogrammes de Langnau et Ambri indiquent, comme pour Lausanne, que ces équipes mènent très (trop) peu souvent de plus d’un but et n’arrivent pas à sécuriser leurs avantages en marquant un ou plusieurs buts de sécurité. Pour Ambrì, il est intéressant de noter à quel point l’équipe est proche de ses adversaires directs et mieux classés. Elle n’est pas là par chance.

Conclusion:

Il est possible de représenter les matchs d’une autre façon en ne se focalisant pas uniquement sur le score final. L’évolution et la physionomie des matchs peuvent être capturées d’une autre manière, via d’autres mesures, qui permettent également d’identifier quelles équipes pourraient être actuellement surestimées ou sous-estimées, ou à leur juste place.

Evolutions possibles:

Finalement, dans la littérature «hockeystique», il a été démontré à plusieurs reprises que jouer du hockey de rattrapage force l’équipe menée à ouvrir le jeu et à générer, en moyenne, plus de shoots que l’équipe menant au score. Cet effet est encore amplifié quand il s’agit d’une équipe évoluant à domicile.

Pour la National League, Berne et Langnau sont deux cas intéressants dans leurs statistiques de possession: Berne est septième et Langnau troisième. Une équipe est première au classement, la seconde est onzième. Avec les données disponibles sur le site de la Ligue, il n’est pas possible d’ajuster précisément ces statistiques de possession afin d’y prendre en compte les effets du score.

Grâce à certaines données disponibles dans cet article, il est cependant possible d’ajuster, en moyenne, ces statistiques de possession en fonction de la physionomie des matchs. Ce sujet pourra faire l’objet d’un prochain article.

Cependant, pour aller plus loin et être plus précis dans l’analyse, il faudrait cependant avoir accès à des statistiques plus détaillées de la part de la Ligue. Si les données mises à disposition par la Ligue sont plus complètes que dans le passé (TOI, SH, BS, FO, FO%), la Ligue Suisse a plus d’une dizaine d’années de retard sur la NHL à ce sujet. Le temps du +/- pour évaluer un joueur est dépassé.

Toutes les données proviennent du site de la Ligue : https://www.sihf.ch/fr/game-center/#/today/league/asc/page/0/

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